Anarchy in Japan

23,00

Anarchy : une histoire du punk japonais.

Auteurs : Shimamire Noai, Alexandre Bodécot, Nekoi Psydoll

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Anarchy and punk!

Il faut se souvenir qu’au Japon, le punk ne fut jamais accueilli à bras ouverts par l’industrie musicale, ni par la critique, ni même par la société qui le regardait comme une maladie importée. À la fin des années 70 et au début des années 80, les premiers groupes qui osent se jeter dans cette mare trouble sont immédiatement marqués du sceau de l’infamie : Friction, The Stalin, INU, Jagatara.

Chacun de ces noms sonne comme un direct du gauche dans la gueule du Japon policé. Friction, formé par Reck et Tsunematsu Masatoshi, revenus de New York après avoir traîné avec les créateurs du punk et du no wave américain, ramènent un bruit sale, un son abrasif, une attitude qui ne cherche pas la séduction mais l’abrasion.

The Stalin, menés par Michiro Endo, deviennent le scandale absolu comme GG Allin aux USA, concerts où Endo se déshabille, se roule dans ses fluides, hurle sa haine de la société japonaise, chaque apparition est une agression, un rappel que le punk est d’abord une arme dirigée contre l’ordre social. INU, avec Machida Kō, incarnent un punk plus littéraire mais tout aussi dérangeant, paroles saturées de révolte, ironie noire contre le conservatisme de l’ère post-étudiante, ce Japon qui s’embourbe dans son autoritarisme doux. Jagatara, enfin, un groupe inclassable qui mêle funk, reggae, punk et happenings démentiels, sous la houlette de Edo Akemi, génie marginal, suicidé trop tôt, qui pousse la scène vers des excès hallucinatoires…

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